Jeudi 07 Février 2008 _

Jeudi 07 Février 2008 _

Chapter One



Tout doucement on reprend.
On recommence à regarder le clavier comme un objet d'écriture, le support de nos mots.
Je passe la main dans mes cheveux. M'aérer la tête. Mes mots je les mettrai à l'abri.
Mais aujourd'hui je les expose à nouveau. Pages d'un cahier qui se remplit mais qui commence à manquer de regards. Mots qui n'ont pas la spontanéité des doigts qui courent parfois trop vite pour crachoter l'encre de mes pensées.

Aujourd'hui réveillée par le vent dans le visage. Sac en bandoulière, presque rien dedans.
Je pars comme en voyage. Cahier, trousse. Un bouquin. Un harmonica coincé entre deux pages.
Je roule. Je longe le canal, j'ignore la mise en route difficile des matins d'hiver, et de mes membres encore endormis.
Ma tête a soif de vent mordant et d'évasion.
Casquette vissée sur la tête, celle qu'il a oubliée chez moi, j'essaye de capter un peu d'ses pensées.
J'lui envoie des paysages qui défilent à toute vitesse, les clapotis du canal.
J'lui fais partager ma balade matinale. Celle où j'ai l'impression que je n'vais plus m'arrêter de voler.
Un jour je continuerai tout droit. Plus de tête pour me dire de tourner à droite, dans la rue des quais, cernée par le lierre et les ombres qui s'y sont égarées pendant la nuit.

En attendant j'use les freins. Les roues n'avalent plus ni le bitume, ni la terre mouillées quand j'esquivai les flaques, tentant de me remémorer les chemins de ma Dordogne.
L'odeur de l'automne, de l'été, de l'hiver, du printemps quand j'avais l'impression d'en être la Reine.
Quand j'la réveillais, pneus crissant sur les graviers, lâchant les mains et m'offrant au vent.
Elle me manque, et tout les matins je tente de la retrouver.
J'aspire à sa tranquillité, sa stabilité.
Je veux la nostalgie des souvenirs.
Me retrouver seule. Seule dans une nature qui m'a bercée et me comprend. Me protège.
Je veux sentir le bois imprégné d'eau sur le tissu d'un pantalon en toile. Le vert de la mousse repeindre des t-shirts trop grands pour moi.
Je veux me brûler la rétine sur les ombres chinoises des branches au dessus de moi.
M'ennuyer, tourner des pages et les corner. Fermer les yeux et respirer à pleins poumons l'odeur des chemins secrets de ma liberté.

En attendant le seul bois qui m'accueille est un bois verni.
Pas d'écorce sous mes doigts. Juste le balancement des branches à travers la vitre.
L'heure qui tourne.
S'endormir les yeux ouverts. Jouer l'absente. Attendre la sonnerie.
Tenter de s'approprier un Dom Juan de papier, de lui voler la réplique et de comprendre ses maux.
Envoyer des sourires et serrer des mains, bien loin des étendues de vide qui chantent dans ma tête l'appel des sirènes d'un Ulysse qui aura connu l'odyssée à laquelle je rêve depuis des années.

Sonnerie. La même depuis deux ans. Et plus je présume.
Monotonie d'une cloche stridente qui à grands coups de fausses notes aura cloué le bec aux sirènes, replongées illico dans des flots sombres.
Chaussures rouges qui comme à leur habitude essayent d'adopter la démarche nonchalante d'un esprit vide et souriant. Je traine les pieds, cherche le portable pour tuer le temps.
Main qui descend mécaniquement dans la pochette avant du sac. Vide.
Je tâtonne la poche. Il est là. Je tape le code. Pas de messages, je le savais. Mais c'était "histoire de" vous savez.
Les salles défilent. La deuxième sonnerie me cueille en haut du nuage où j'étais remontée.
Une voix lointaine, celle de Claire. Je n'écoutai plus.
Des saluts à gauche et à droite. Les même têtes. Les mêmes sourires.
Les même mots aussi. Se prendre dans les bras pour briser le ballet monotone des mes jambes qui ne prennent plus le temps de s'arrêter sur des murs uniformes trop usés de regards.
Je replonge dans mon voyage intérieur, seule, cachée dans les recoins de ma tête. Et je chante pour moi. Moi seule et mon orchestre fantôme.
Mon bateau ivre glisse doucement sur une mer d'encre et me transporte.

Sourire figé. Je sors les affaires. Je déballe.
Je n'sors plus le carnet.
Un cahier, quelques crayons et c'est tout. Je griffonne.
Bientôt l'Amérique. Celle du soleil et des temples aztèques.
Je cale mon dos sur le radiateur, comme un avant-goût de ce soleil brûlant.

Et la dernière sonnerie. Celle de la délivrance. Celle où l'on reprend la route, les mains cramponnées au guidon, souriant aux autos comme si elles étaient le reflet des champs de tournesol de ces soirs de balade où l'on espère se perdre pour avoir l'excuse de rester plus longtemps...

Et maintenant je m'envole.
Je reviendrai demain qui sait?
Nouveau départ. Je continuerai de vous chanter ce concentré de paradis, débordant d'une vie familière et tranquille. Fourmillant d'une animation invisible qu'on imagine grouiller sous nos pieds au son des criquets...

A bientôt alors.
Et si ce n'est pas demain, ni après, alors bonnes vacances à tous et profitez bien.
Moi je serai un peu plus au sud. A Barcelone.
Je vous rapporterai des souvenirs de là bas...

Bien à vous.



- L a r a -




# Posté le jeudi 07 février 2008 14:19
Modifié le jeudi 28 février 2008 14:09

Jeudi 28 Février 2008 _

Jeudi 28 Février 2008 _
Chapter Two



Je ne suis pas revenue le lendemain. Ni le jour suivant d'ailleurs...
J'ai attendu que les commentaires s'entassent un peu. Attendu un peu d'inspiration.
Et pourtant elle était là. Cachée en dessous de mes doigts, comme si elle n'attendait que le clavier pour s'affirmer enfin.

J'ai envie de remettre la lettre à Estelle écrite il y a longtemps.
Envie aussi que mes textes reviennent. Souvent je ferme les yeux, j'essaye de visualiser les photos, les mots qui formaient des branches à travers l'écran blanc.
Envie de retrouver un peu de souvenirs qui me revenaient quand je les lisais, avec l'oeil critique que seuls peuvent avoir les auteurs, éternels insatisfaits.

Envie de retrouver Barcelone. Cette Barcelone enivrante de bruits, de lumières, d'éclats de voix.

On peut facilement planter un décor assez grossier. Les détails sont trop insaisissables et florissants pour se frayer une place, ou du moins se ranger bien droits le long du fil de mes pensées.
Des rues étroites et sinueuses, façades se profilant vers le ciel, leurs balcons s'agrippant avec peine sous le poids de la verdure qui couvre leur nudité.
Des grandes rues qui les coupent, grouillantes de monde, de touristes, d'accents inconnus se frayant une place dans cette fourmilière nocturne.
Barcelone vit la nuit. Ou plutôt elle scintille.

Barcelone est comme une poupée russe. Des boites souriantes qui en renferment d'autres, plus petites, plus mystérieuses.
On prend le temps de s'y égarer, caressant du regard les pierres grises du quartier gothique.
Malgré soit on se prend au jeu de cette ville pleine de ressources, d'art et d'histoire. On fouine. Et les volutes de pierre dansant sous les arches ne semblent être là que pour satisfaire notre soif de connaissance. L'Histoire revit au rythme de nos pas et des rues qui se suivent, fantôme tout droit sorti de l'imagination...
On en oublie les semelles qui s'usent, le vent mordant, le corps qui lui aussi sature, mais d'un tout autre mal.

Une boutique. En quête de balle j'ai atterris là, dans cette rue. On ne m'avait pas dit le nom, alors j'y suis allée à l'aveuglette.
"El Ingenio" était ma seule piste.
Après une excursion dans un dédale de rues elle était mienne. Cerca de la calle Boqueria y de las Ramblas.

Près de ces grandes rues, pleine de boites à touristes et de taureau miniatures, se trouvait ce coin de paradis pommé.
On pousse la porte. Jonglage, cirque, marionettes, théâtre. Tout ici cohabite.
Les yeux vides des masques de commedia dell'arte nous observent. On touche avec les yeux puis finalement, on craque. Dans un souk s'avérant pourtant bien organisé, tout attire l'oeil.
Les gadgets intriguent. C'est un ballet de matières, de formes, de fantaisie, d'inutile.
Le parfum étonnant d'un retour en enfance qui nous arrache un sourire.
On se met à jouer, par terre, avec une toupie un peu étrange. Des pipeaux à oiseaux, des jouets anciens, des chapeaux pirates, des clowns qui pédalent passeront entre mes mains.
Je retourne au comptoir.
Je m'invente un espagnol de bas étage. Je cherche un cadeau. Ou plusieurs. Sans idée précise.
Je veux... Quelque chose de drôle. D'enfantin. De surprenant et de simple à la fois.
Un tour de magie? Une babiole? N'importe.
Un nez de clown peut-être? Pour agrandir la collection.
Et le spectacle commence. Comme une reine qui voit défiler ces prétendants, les mains sous le mentons, je regarde la caverne d'Ali Baba s'offrir à moi avec un émerveillement de gosse.
Les tours de magie s'enchaînent.
Les joker sautent de leurs boîtes pour me sauter au cou. Les livres tournent des pages, jamais les mêmes, tantôt blanches, dénuées de vie, tantôt colorées .
Magique.

Je suis restée une bonne heure dans ce magasin, un peu coupée du monde.
Comme si en poussant cette porte j'en avais découvert un autre...
Je suis sortie un paquet à la main et le sourire aux lèvres.
Description bien triste et vide en comparaison. Mots qui pour une fois ne pourront remplacer les photos qui défilent dans ma tête.
Pour une fois je regrette de ne pas avoir d'images à punaiser sur la toile.

En espérant quand même vous avoir insufflé un peu de cet atmosphère surnaturelle...
It was just... Weird.


Bien à vous.



- L a r a -





# Posté le jeudi 28 février 2008 13:51
Modifié le samedi 08 mars 2008 04:12

Habituée des plateaux vides s'est trouvée partenaire (particulier...!)...

Habituée des plateaux vides s'est trouvée partenaire (particulier...!)...
Chapter Three




Je m'invite dans ton intérieur donc...
Je quitte le banc des spectateurs pour fouler la piste ronde de tes pensées.
Pas d'article de cirque. Mais je m'invite.
Je froisse le rideau rouge. Celui de l'entrée des artistes pour toi. Celui qui accompagne en musique des artistes grimmés sous les projos.

Mon rideau à moi est avant scène. Je ne le passe pas, il s'ouvre devant moi. Ou pas.
Mais cette fois tu vois, j'ai bien dû le passer.
Dans tout les sens du terme. Ou de la métaphore plutôt. Encore une image pour illustrer mes sentiments.
Et oui.

On soulève le rideau donc. Sur la scène, ébauches de sentiments, contorsionnistes du coeur, jongleurs de sourires... Toi.
Ca c'est ma piste à moi. Celle qui peut se cacher entre mes lignes.

Ta piste à toi, aussi ronde que la mienne est carrée, c'est ton monde mon Simon.
On enchaîne vidéo sur vidéo. On entre dans ta vie. Ta vie.
Ton monde qui tourne rond?... Ce monde là en tout cas. Ton cirque.

Et le mien de monde? Le mien avec toi prend des allures ovales. Il était temps.
Ma scène de théâtre aux allures tragi-comiques commence à se laisser admirer, scruter sous le regard de ceux qu'on ne voit pas quand la seule chose que l'on perçoit entre deux répliques, c'est la lumière suffocante de ce qui nous éclaire à leurs yeux.
Rester dans la lumière. Etre vue sans les voir.
Rester bien de face.

Je t'envie mon Simon de pouvoir tourner de tout les côtés, bouger, gesticuler sans craindre de tourner le dos.
J'envie ton monde de cirque parcequ'il te vit au jour le jour.
Tu le touches du doigt et lui te bâtit, te façonne, te grandit.

Un jour ça sera moi.
Dans longtemps peut-être. Oui je projette.

Un jour j'arrêterai de voir ma vie comme une scène de théâtre, où les répliques deviennent des justifications.
Ou les dialogues ne sont que les souvenirs de conflits passés.
Ou les monologues sont des plaintes dans lesquelles je me cache et me renferme.

Un jour. Un jour toi t'es rentré en scène. Le Dom Juan dans toute sa splendeur.
Dom Juan bien malgré lui.
Boulversant comme une tirade de Racine ou les vers de Cyrano.
Tu m'as volé la réplique par tes acrobaties.
Changement de décor. On brûle les vieux rideaux. On les arrache les uns après les autres.
Plus de chaise dans laquelle on se laisse tomber.
Une guitare côté jardin pour combler le vide.
Côté co(e)ur on balance aux oubliettes les décors cassés du vieux théâtre qui tombe en ruine.

On ne garde que le bon.
Un vieux poster de clown. Des souvenirs d'arbres.
Les sourires.
Les yeux qui pétillent.
Toi.

Et moi je te regarde, tout ça dans les bras, faire le tri pour moi. Tu élimines à jamais des tabourets trop bancals qui, instables, auraient fini par casser.
Les cadres, on enlève aussi. Tu les remplace.
A chaque jour une nouvelle image.

Un musée, une chanson, un moment.
La scène se remplit de bon. Et le noir de mes idées, relegué au gradin, juste au premier rang de mon bonheur, se lasse petit à petit et fini par prendre la porte.

On fait notre numéro. A deux.
Dans notre bulle.
Je te prête mes mots, et toi tes gestes.
On s'apprend sur le tas. On improvise. Chacun depend de l'autre pour continuer la pièce.

Et ça c'est nouveau pour moi.
Habituée des plateaux vides s'est trouvée partenaire.

Tu ne m'en voudras pas si des fois je reviens me perdre seule.
Si malgré moi, j'aspire au frisson de la solitude sur scène. Celui qui fait penser à un naufrage suivit d'une renaissance, si on a eu la chance de ne pas sombrer, de ne pas avoir loupé la réplique. Ou d'avoir improvisé.

Mais moi l'impro c'est pas mon truc.
Mes mots à moi sont du par coeur devant les gens.
Et quand j'improvise, je me perds. Moi et mes mots. Ma voix parfois.
Je reviens en coulisses. Je brise un miroir qui me renvoie l'image de l'échec une fois de plus.

Et toi, à ton tour tu quittes la scène. Et tu me reviens.
Tu recolles tant bien que mal les morceaux. Me les arrache des mains.
A grand renfort d'amour et de tendresse tu tentes de me comprendre.
Pour me faire revenir sur le devant de la scène. En duo.

Et tu le fais bien.
Merci...

Texte qui est sorti tout seul. Pas (très) structuré...
Aujourd'hui Lundi... Que fais-tu en ce moment?

Demain je m'envole vers le sud, un peu comme les oiseaux migrateurs en quête de soleil.
Je t'en ramenerai un peu, ne t'en fais pas.

Ne publies pas cet article, je sais que t'aimes pas faire étalage de tes sentiments...
Je voulais juste te dire que je t'aime plus que tout.
Et merci... Merci...
Encore plein de choses à vivre, découvrir, rêver avec toi.
Encore plein de temps à passer ensemble.
T'es mon bonheur, ma bouffée d'oxygène.
Mon Cyrano.




... T'aime.

<3






Article que j'avais écrit sur le blog de Simon le 11 Février, avant Barcelone...
Déclaration comme je n'en fais pas souvent, et qui aujourd'hui se dévoile sur le devant de la scène.
Article que je lui ai pris, parce qu'Il manquait quand même à ce blog...


La photo est celle de Giulietta Masina (Gelsomina) dans La Strada, de Federico Fellini...
Histoire d'une jeune fille, livrée à Zampano, artiste de cirque de rue au caractère indomptable, qui au fur et à mesure se fera aimer par Gelsomina...
Encore une histoire de piste ronde en plein air...
Celle que ma mère a rêvé enfant et interprétée quelques années après ... Un peu la mienne aussi...





- L a r a -



# Posté le samedi 08 mars 2008 04:03
Modifié le mardi 11 mars 2008 06:01

Lundi 24 Mars 2008 _ Aujourd'hui, quatre mois de bonheur avec Lui...

Lundi 24 Mars 2008    _     Aujourd'hui, quatre mois de bonheur avec Lui...
Chapter Four
Je l'aime...


Magnifique photo de Moka...

La photo se passera de texte.
Je crois que la photographe a su capturer en image tout ce que les mots ne pouvaient pas dire...
Merci d'avoir immortalisé ce moment...



(Première photo à deux... Mwen aimé o doudou...)


- L a r a -




# Posté le lundi 24 mars 2008 14:03
Modifié le lundi 24 mars 2008 14:19

Flash back _ Mardi 16 Octobre 2007 _ Lettre à Estelle

Flash back _ Mardi 16 Octobre 2007 _ Lettre à Estelle
Chapter Five



Ma main s'est glissée d'elle même entre les coussins qui obstruaient l'entrée du placard. Un bref coup d'oeil l'a renseigné sur l'endroit où se cachait sa proie, et quand enfin ses doigts se sont refermés sur la boîte noire en carton un sourire s'étira sur ses lèvres.
En enjambant cet amas de coussins, arrangés pour donner un côté bohème, elle pensait déjà à ce qu'elle allait écrire. Par quoi elle allait commencer .. La date. Le lieu peut-être .. Donner une idée du lieu. De l'ambiance. Parler de la lumière orangée projetée sur les murs.. Ou de la radio qui nous crachote 'Big girls don't cry ..' Parler des exos d'physiques à peine lus, jetés en vrac sur le lit, abandonnés sans même qu'on ai prit la peine de les lire.
'Sorry, blame it on me' à l'écoute. J'aime.

Mais pas autant qu'Elle. Elle pour qui j'écris maintenant, malgré une introduction un peu trop hors sujet et inconsistante à mon goût.
Elle pour qui j'ai sorti la cartouche d'encre du carton. Cartouche qui attendait son heure depuis bien longtemps, et qui a du frétiller d'impatience en se sentant glisser dans la machine à écrire. Machine à écrire trop longtemps délaissée pour un écran pixelisé et qui doit elle aussi se demander où est ce que je veux en venir..
Il faudrait d'abord que j'retrouve le fil de mes idées. Enlever toutes ces pensées parasites qui n'ont fait que bouffer du temps et bientôt du papier. Comment l'introduire alors..?

Elle. Elle avec ses yeux à tomber à la renverse. Le genre que tu remarques par la couleur la forme et les motifs qui s'y dessinent..
Ses yeux qui te parlent malgré elle peut-être. Beaucoup de peut-être dans mes mots, dans mes phrases, ma voix que tu liras tout bas. Des peut-être qui sont au goût du jour j'ai l'impression. Des questions sans réponses un peu trop présentes aussi.
Une chanson pas finie en manque d'accord et de coeur pour la chanter.
Ma princesse un peu perdue qui mérite tellement mieux que ce regard qu'elle a d'elle même.
Mon idéal qui mérite tellement mieux que tout ce mal qu'elle se fait. Qu'on lui a fait. Tout ce bonheur qu'elle rejette par peur d'oublier.

Envie de la prendre dans mes bras, de lui dire que je lui piquerais son coeur, sa tête, sa voix et ses tripes pour les emmener au vent, les faire voyager et les gaver de paysages.
Regarder son grand petit caractère bien dans le fond des yeux pour lui dire de gueuler un bon coup et de repartir la tête haute.
Mais aussi la laisser me mouiller les cheveux avec ses larmes quand elle me dira tout ces 'peut-être'. Lui dire que je l'aime, sans tout ces mots qui font mal et qui riment à quoi en fait ? Lui gueuler que si il l'aime pas moi je l'aime. Et moi je la rendrais heureuse.
Moi je vais combattre les méchants, je la borderais dans son lit le soir, je lui ferais des bisous dans le cou en l'appelant ma soeur, mon amie, mon amour..

Se rappeler du canal. De l'épluchage des patates.
Se rappeler des courses. Se rappeler qu'on a couru pour le bus. Qu'on a couru pour le métro.
Se rappeler qu'on a couru pour un bonheur qu'on avait sous le nez parce qu'on était ensemble et puis c'est tout.

Me rappeler de la musique qui passe en boucle depuis tout à l'heure et qui rythme mes doigts.
Ma rappeler du cahier sans couverture et du poids des mots. De ses mots.
Me rappeler de l'amour, de la douleur, de la haine qu'elle a griffoné.
Me rappeler d'elle, à nue, sans secret.
Dans toute la splendeur de sa douleur.
Me rappeler à quel point je l'admire. A quel point je l'ai envié.
A quel point j'aimerais me perdre un peu dans ces yeux qui m'ont tout de suite happée, dans son âme qui m'a pas lâchée depuis.

Ne pas oublier de lui dire que je l'aime d'amour, ma folie, mon envie, ma lubie, mon idylle...








Article déjà publié, mais qui comme tant d'autres avait été effacé.
Seul article qui a été gardé. Je le remets aujourd'hui pour Elle.
Pas de mélancolie, de nostalgie. Juste une profonde admiration pour ce petit bout de feme qui mérite haut la main sa place dans mon univers...
Des larmes oui, il y en a eu.
Des sourires aussi. Des bras, toujours là pour se soutenir.
Une complicité silencieuse, passant plus par le regard que par la voix.
Une affection exprimée en élans de tendresse malgrés les jours sans se voir.
Un amour profond qui avait besoin d'être couché sur papier.
Les jours ont passé depuis Octobre, mais les sentiments restent inchangés.
En espérant que sa compagnie vous aura charmé autant que moi, car si les mots sont de moi, c'est tout sont être que je tente de dépeindre ici...
Mon idéal...

La peinture est de Modigliani...
Un de mes peintre preferé... La beauté de son regard s'y retrouve un peu, car comme celui de la jeune dame du tableau,
il est insaisissable...






- L a r a -






# Posté le lundi 24 mars 2008 17:59
Modifié le mercredi 02 avril 2008 16:56

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